La petite voix

6 minutes

Salut à toi psychopathe.

 

L’autre jour, je parlais du moment de doute. Et dans cet article, je parlais de la petite voix. Aujourd’hui, je vous propose que ce soit notre sujet…

La petite voix, qu’est ce que c’est ?

Qu’ont en commun le moment vous devez prendre une décision, le moment où vous essayez de lutter contre une pulsion, et ce moment ou vous vous regardez dans le miroir des toilettes, en pleine soirée avec 2 grammes dans le sang ?

“Euh… j’ai une sale tronche?”

Non. Enfin, oui, certainement, mais ce n’est pas le seul point commun. Dans chacun de ces moments, il y a une petite voix. Cette petite voix qui vous dit “roh, vas y, prend le ce petit pain au chocolatine qui te fait envie”. Ou encore “oh oh la tête que tu te tapes !”.

Cette petite voix, c’est l’écho de votre peur. Elle se manifeste essentiellement quand vous avez des doutes, quand vous êtes en grande réflexion.

Juste avant un entretien d’embauche, juste avant de sauter à l’élastique, au moment où vous recevez ce 4/20 en mathématiques…

 

La petite voix, quoi en faire.

Il faut bien réaliser quelque chose. Cette petite voix, quoiqu’on en dise, c’est un parasite. C’est une sorte de tierce personne qui vient vous donner une autre vision d’une situation que vous vivez. C’est un  quelqu’un qu’on se traîne tout le temps dans la tête. Parfois elle est très optimiste (“Ca va être super, je le sens”), et souvent, elle plombe le moral (“Je suis pas très beau aujourd’hui” ou encore “je vais jamais y arriver…”).

C’est cette petite voix qui décide du regard que vous portez sur les choses. Est ce que je viens de vivre un échec? Est ce que c’est une réussite? Votre jugement va dépendre de ce qui ressort de cette petite voix.

Alors cette petite voix, ce que je vous propose, c’est de l’écouter, mais de ne pas lui donner l’importance qu’on lui donne habituellement. Au risque de devenir skyso, shyso, shkysoph, skysofr… bipolaire, je vous invite à écouter cette voix comme si elle venait d’une tierce personne, à côté de vous. Et qui ne vous comprend pas entièrement par dessus le marché. Par exemple… Votre grand mère. Quand votre grand mère vous dit que vous ne devez pas vous lancer dans tel ou tel rêve parce que c’est pas secure, et que vous devriez plutôt vous trouver un bon petit CDI planqué, elle ne vous met pas le moral à 0. Vous vous dites simplement qu’elle ne comprends pas TOUT ce que vous avez en tête, et que vous saurez gérer.

Ne donnez qu’une importance relative à cette petite voix. Elle vous conseille, elle ne vous dirige pas. Ce n’est pas parce qu’elle est convaincue que vous faites une bêtise, que vous en faites une.

 

Donc on l’écoute jamais ?

Hé bien si, et c’est bien ça le problème. La petite voix, c’est un excellent indicateur. Quand elle se manifeste, c’est pour vous recadrer. Elle sait, elle sent que vous êtes en limite de votre comportement normal, usuel. Du coup, mécanisme de protection, elle essaie de vous ramener dans une situation de confort. Alors oui, parfois, il faut l’écouter. Quand elle vous dit “là, y a 9m de haut, si tu sautes, tu vas te faire assez mal…”, elle a raison. Par contre, quand elle vous dit “ce projet est trop ambitieux pour toi”, il faut en fait comprendre “tu vas nous mettre dans une situation d’inconfort, et moi l’inconfort, je n’aime pas”. Votre petite voix, il faut la dresser. Il faut lui apprendre les bonnes manières. Il faut lui montrer que vous savez l’écouter quand elle vous semble judicieuse, mais aussi la faire taire quand elle n’est que crainte et terreur.

 

Un exemple ?

Voici les stats de ce blog. Celui là même que vous êtes en train de lire.

Aïe. Que pensez vous que ma petite voix me dise ?

“Franchement, est ce que ça vaut le coup que tu te donnes tout ce mal ? Est ce que ça vaut les heures que tu y passes? Regarde, il y a de moins en moins de visiteurs… Allez, abandonne…”

Et je l’avoue, je suis tenté. M’arrêter ici, et me dire que “j’ai essayé”. Je suis en train d’entrer dans le moment de doute.

Sauf que… Je m’y étais préparé. Je savais que ce moment de doute arriverait. Je savais bien que le succès ne serait pas au rendez-vous dès le départ. Et surtout, surtout, je savais que cette petite voix allait débarquer avec son ton sadique et condescendant.

Alors voilà ce que je lui répond, à ma voix.

“Tu te trompes. Je ne vais pas arrêter maintenant. Parce que je ne suis pas au bout de mon projet. Je sais que tu n’aimes pas ce reflet que ces stats nous renvoie. Tu trouves peut être qu’on perd beaucoup de temps pour très peu de résultats. Mais je vais continuer, grand mal t’en fasse, et dans quelques mois, c’est toi qui reviendra en me disant que j’ai eu raison de m’accrocher”.

 

Vous aussi votre petite voix tente de vous décourager à de nombreux moments. Souvenez vous que votre voix, ne contrôle pas vos gestes. Au mieux elle tente de corrompre votre pensée. Qui est le chef ? C’est vous !

Qui prend la décision? C’est vous !

Alors faites moi plaisir, et aidez moi à prouver à ma petite voix qu’elle se trompe. Choisissez l’article qui vous plait le plus, et partagez le sur les réseaux sociaux. Laissez des commentaires. Dites lui “Tu te trompes”.

 

Et moi je vous fait une petite bise (oui, on commence à être proches maintenant… 😉 ).

 

Raph

Life-onaute assumé. "S'améliorer soi-même pour changer le monde". Oui, rien que ça.

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1 Commentaire sur "La petite voix"

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Bruno
Invité

T’es devenu ma lecture « good vibes » du vendredi. Tes articles sont réellement pertinents, drôles, justes, souvent émouvants… ils sont bien plus que des statistiques. Ils sont devenus des rendez-vous dans ma semaine. Et à ta petite voix qui te recommande d’arrêter, j’aimerais y additionner la mienne qui t’implore de continuer à réfléchir, écrire et me donner des bons conseils ! Vivement vendredi prochain !